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MICHEL ÉCOCHARD
biographie
MICHEL ÉCOCHARD
biographie
ECOCHARD
Michel Écochard est né à Paris le 11 mars 1905, et mort à Paris le 24 mai 1985.

Il fréquente l'École des beaux-arts de Paris de 1925 à 1931. Inscrit dans l'atelier de Paul Bigot puis de Lemaresquier, il est diplômé en 1932.

Également architecte et archéologue, il est surtout connu comme urbaniste. Attaché au service des Antiquités en Syrie en 1932, il travaille sur les fouilles de Baalbek, dirige des restaurations (temple de Bel à Palmyre, nombreux monuments islamiques).
En 1936, il construit le musée de Damas, édifice original dépourvu de tout éclairage direct. Après avoir travaillé au plan d'aménagement de Damas avec les frères Danger, il est nommé directeur du service de l'Urbanisme en Syrie (s'étendant alors au Liban) en 1940, et, à ce titre, dresse le plan d'aménagement de Beyrouth (1943-1944).

En 1945, au contact de Le Corbusier et lors d'un voyage aux États-Unis, il découvre les principes de l'urbanisme fonctionnaliste, et, dès 1946, les met en œuvre dans les nombreux plans de villes marocaines (notamment Casablanca, Fès, Rabat, Meknès), en tant que directeur du service de l'Urbanisme du Maroc (succédant à Henri Prost, il occupe cette fonction jusqu'en 1953).
Il y propose une politique pour l'habitation des populations musulmanes, fondée sur l'utilisation d'une "trame sanitaire" surnommée "trame Écochard", qui permet la densification et l'équipement progressifs des quartiers.
Il affirme clairement sa volonté de résorber les bidonvilles.
Son ambitieux plan pour Casablanca est approuvé en 1952, mais il refuse de céder aux pressions des lotisseurs et démissionne de son poste.

Après la présentation de ses expériences marocaines au 9e CIAM (1953), il travaille notamment au Pakistan (université de Karachi, avec l'Atelier de Montrouge, vers 1954-1959), en Guinée (plan d'aménagement de la ville nouvelle de Sabendé, vers 1956-1958), en Côte d'Ivoire (université d'Abidjan, avec Bernard Huet, Langley et Sarsar, 1961-1964), au Sénégal (plan directeur de Dakar et du Cap-Vert, 1963-1979), au Cameroun (université de Yaoundé, 1965-1974, chancellerie de l'ambassade, 1972-1975).

En France, il intervient notamment en Corse (plans directeurs de Porto-Vecchio, de Bastia) et à Martigues (ZUP, 1962-1970, groupe scolaire des Capucins, 1964-1970). Il construit la maison de la culture de Nanterre (aujourd'hui théâtre des Amandiers), avec Darras et Samir Abdulac en 1967.

Mais son activité reste centrée sur le Liban (indépendant de la Syrie en 1945), où il reprend l'étude du plan de Beyrouth, construisant plusieurs collèges à Beyrouth et à Saïda.
En 1965, il projette le Musée national du Koweït et renoue avec la pratique de l'archéologie, peu avant d'être chargé du cours d'urbanisme à l'École des beaux-arts de Paris (1967).
QUELQUES REPÈRES
- Repérage et présentation du fonds d'archives Michel Écochard, base de données ArchiWebture
- Notice de Monique Eleb, Dictionnaire de l'architecture du XXe siècle, Paris : Hazan/Ifa, 1996
- Vincent Bradel, Michel Écochard 1905-1985, Paris : Institut français d'architecture, 1987 (rapport de recherche sur les archives Écochard pour le BRA)
- Marlène Ghorayeb, Les 2 plans d'aménagement proposés pour la ville de Beyrouth sous mandat français. Danger et Écochard, Paris : Université Paris-VIII, 1991 (mémoire de DESS)
- Alexandre Ragois, "Patrimoines partagés. Architectes français au Sud et à l'Est de la Méditerranée. Guide de recherches dans les archives de l'Ifa", Colonnes, n°21, février 2003